Une semaine dans les montagnes d’Ha Giang

C’est parti pour une nouvelle boucle de scooter, au Vietnam cette fois et plus exactement dans les montagnes du Nord à quelques dizaines de kilomètres de la frontière chinoise. Partant pour 4 jours nous en mettrons finalement 7, il faut dire que face à des lieux et paysages incroyables nous avons tendance à avancer à la vitesse d’un escargot !

Mais avant tout voici le sommaire de cet article :

Départ mouillé de Ha Giang

Après trois semaines accompagnés d’Alizée puis de la maman d’Elo nous revoilà tous les deux sur les routes du nord du Vietnam. Très tôt ce matin nous quittons la capitale pluvieuse direction plein nord. Après un trajet hyper confort nous arrivons à Ha Giang à notre auberge en début d’après-midi.

Astuce transport : Nous avons pris la compagnie Sinh Tourist et leur minibus luxe pour faire du porte à porte entre Ha Noi et Ha Giang pour 350 000 VND. Prix d'un bus local de My Dinh à Ha Giang 200 000 VND.

Nous sentons que cette ville construite le long d’une rue principale n’a pas grand chose à nous offrir dans notre état actuel. En effet, les précédents semaines ont été riches en émotions et intenses physiquement, nous en sortons fatigués. Nous avons finalement hâte de partir en scooter sur la boucle afin de se changer les idées !

Astuce logement : L'auberge Moc May, propose des chambres doubles avec petit déj sans sdb pour 180 000 VND.

Nous louons notre scooter directement à notre auberge et passons le reste de la journée tranquille. Il faut dire que les routes montagneuses de cette boucle sont réputées dangereuses, partir reposés n’est pas de trop.

Astuce location : Nous avons loué notre scooter semi automatique 110CC tout neuf, avec assurance accident, protections bras/jambes pour 200 000 VND/jour.

Réveil à 5h pour départ avant 6h. Mais pourquoi si tôt ? Tout simplement pour passer avant que la police s’installe à la sortie de la ville et extorque de l’argent aux touristes. Bon dans les faits, nous ne sommes pas en règles car :
1/ La loi stipule que les étrangers ne peuvent rouler sans un permis vietnamien.
2/ Nous n’avons pas le permis international avec la mention scooter.
3/ Sur la région d’Ha Giang il y a selon certain, un permis obligatoire de circuler à obtenir auprès des autorités.

Dans les faits, en demandant à notre auberge, le contrôle du permis de conduire n’est jamais demandé à part pour les touristes et par des flics voulant arrondir leur fin du mois, à la sortie de la ville de 7h à 11h. Il faut dire que c’est du grand n’importe quoi de demander ça aux étrangers quand on voit partout des gamins de moins de 10 ans conduire leur scooter ou des familles de 4 personnes sur la même bécane. Quant au permis de circuler, apparemment il n’est plus utile.

Nous sommes tout de même conscient qu’en cas de chute désastreuse et hospitalisation, notre assurance voyage ne nous couvrira pas. On est jeunes et cons, c’est la seule explication.

Le problème c’est qu’en sortant du lit à 5h, nous constatons que la pluie bat fort alors ni une ni deux nous retournons au dodo pour un départ décalé à 11h. L’excuse principale est évidemment que rouler sous la pluie est dangereux, ce n’est absolument pas pour retrouver la couette chaude et l’oreiller douillé !

Jour 1 : De Ha Giang à Yen Minh (93 km)

Après un solide petit déjeuner, il est 11h et nous sommes fin prêts pour prendre la route. Le soleil brille fort… nan on déconne, il fait toujours aussi moche avec une pluie fine en continue. Les meilleures conditions qu’ils soient pour prendre la route, nous sommes heureux de ne pas être à notre coup d’essais en scooter ! Nous enfilons nos combinaisons et entre les protections en cas de chute et les bâches de pluie, nous ressemblons à des robocops emballés dans des capotes géantes, ô image alléchante…

Il faut se le dire, la pluie en moto, c’est aussi désagréable que ça en à l’air ! Tu en prends plein le visage et tu es hyper concentré sur la route, difficile de profiter du paysage. Mais apparemment après le premier col il fera meilleur. Nous quittons rapidement la ville sur une belle route avec peu de circulation. Le passage à la campagne est quasiment instantané avec des champs et des maisons traditionnelles en bois sur pilotis. Bientôt nous attaquons la montée vers le col et aucune vue s’offre à nous, nous sommes engloutis dans un brouillard épais et humide. Après une heure et demi de route nous arrivons au col, au point de vue Nui Co Tien sur Tam Son. Nous sommes censés admirer la petite ville au milieu de champs et collines verdoyantes. Hum. Nous avons quand même une trouée dans le brouillard qui nous permet d’admirer les deux fameuses collines parfaitement identiques identifiées comme les seins de la déesse Hoa Dao. Le paysage montagneux malgré la grisaille est tout de même magnifique, nous sommes heureux d’être là.

Après une pause déjeuner à Tam Son, nous sortons de la route principale pour aller visiter la grotte de Long Khuy.  Nous prenons une toute petite route, passons un col et le paysage splendide nous éclate aux yeux, montagnes, profondes vallées, champs et petits villages dans un calme serein ! Il ne pleut plus et nous atteignons au ralenti le petit parking de la grotte.

Pour l’attendre il faut maintenant marcher une petite demi-heure au milieu des champs et montagnes avec des vues à couper le souffle. On ne le sait pas encore mais en terme de vues à couper le souffle ce n’est qu’un petit début sur cette boucle !

On s’acquitte du droit d’entrée et pénétrons dans cette grotte découverte il y a quelques années seulement. C’est une belle grotte, profonde, bien éclairée avec de belles formations parfaitement conservées. Son exploration nous occupe une bonne demi-heure avec un passage où il faut carrément ramper, excellent.

Astuce activité : l'accès à la grotte de Long Khuy coûte 50 000 VND, le parking 5 000 VND.

Il est temps de faire le dernier tronçon de route pour Yen Minh. De Tan Son il y a deux routes pour l’attendre, la longue qui longe la rivière et qui présente moins de vues spectacles et la seconde qui grimpe sévère et coupe par un col mais offre des vues splendides sur les deux vallées. La pluie s’étant arrêtée nous décidons de passer par le col. Et effectivement ça monte sec mais les vues sont imprenables. Nous franchissent le col et là grosse surprise de l’autre côté un brouillard tellement épais que nous ne voyons pas à 10 mètres dans une descente hyper raide. Là clairement, au guidon de la moto, le trouillomètre de Micka atteint des sommets, sa concentration aussi. Après une quinzaine de kilomètres de descente à klaxonner comme des fous pour se faire voir nous sortons enfin de cette atmosphère opaque ! Ffffff relâchement bienvenue, nous finissons plus calmement la route pour atteindre un petit hôtel de Yen Minh au crépuscule. Une journée bien forte en émotions, avec de belles découvertes.

Astuce logement : À Yen Minh, nous avons dormi à la Linh Guesthouse dans une petite chambre double basique sans sdb pour 200 000 VDN avec petit déjeuner. La famille est au petit soin, avec une bonne nourriture.

Jour 2 : De Yen Minh à Dong Van (47km)

Il fait gris et humide ce matin mais pas de pluie, bon signe donc ! La chape de nuages est toujours présente et enrobe délicatement les sommets. Nous attaquons des routes en épingles impressionnantes avec des vues plongeantes dignes des pubs automobiles pour voitures de luxe. Nous commençons à croiser des femmes en tenues traditionnelles, signe d’appartenance aux ethnies minoritaires très présentes dans la région nord. La plupart du temps, leurs vêtements sont un patchwork de couleurs vives, ce qui égaie l’ambiance tristoune de la grisaille.

Après le col de Chin Khoanh une pluie fine s’invite, il est temps de prendre un petit café vietnamien bien serré. Le lieu est agréable, proche du point du vue sur le plateau de Dong Van avec un gérant super sympa. Malgré l’attente, le temps ne s’améliore pas et nous sommes normalement censés aller jusqu’à la frontière chinoise aujourd’hui, au point le plus au Nord du Vietnam encore plus haut dans les montagnes. Nous sommes à 10 minutes de l’ancien palais royal de l’ethnie H’mong, nous allons le visiter histoire d’attendre encore un peu que le temps tourne. C’est intéressant de découvrir de plus près l’architecture traditionnelle de la région sans que la visite soit transcendante.

Astuce visite : l'accès au palais royal H'mong coûte 20 000 VDN.

Il fait de plus en plus moche ! Nous rebroussons finalement chemin au café du col où la nourriture avait l’air excellente. Le gérant est bien heureux de nous revoir et nous de déguster sa cuisine copieuse. En partant il nous dit qu’il ne faut pas aller à la frontière chinoise aujourd’hui mais que demain il fera un beau soleil. Nous avons du mal à le croire sur le soleil du lendemain, nous parions donc avec lui un repas offert s’il pleut !

Sur ces conseils nous allons directement à Dong Van pour y passer la fin d’après-midi et la nuit. Nous avouons qu’à ce moment là c’est un peu la déprime et que si le lendemain le temps ne s’améliore pas nous rebrousserons chemin vers Ha Giang.

Astuce logement : À Dong Van nous dormons au Binh Minh Hostel pour 200 000 VND la chambre avec sdb et sans petit déjeuner.

Jour 3 : De la frontière chinoise à Mèo Vac (74km)

Miracle au réveil, ciel bleu et soleil ce matin nous attendent ! Ni une ni deux, nous sautons le petit déj, enfourchons la bécane et à fond les ballons (40 km/h hein n’exagérons pas) filons vers la frontière chinoise. Ca fait du bien de sentir la chaleur du soleil sur nos épaules et de voir enfin ces montagnes dégagées. Sur cette route les pics karstiques s’affrontent sur les perspectives offrant une dentelle sublime. Là, on est en extase totale.

Malheureusement les routes boueuses et en travaux de cette zone sont totalement détrempées par les 3 précédents jours de pluie. Nous avons beau aller à 10 km/h une route de terre à 10° en descente a raison de nous. Les roues n’accrochent plus, nous patinons sur une dizaine de mètres sans pouvoir reprendre le contrôle avant de se coucher, presque au ralenti. Heureusement pas une égratignure, merci les protections ! Mais nous avons tordu la pédale et cassé le rétroviseur, en soi pas grand chose. A grands coups de pied nous arrivons à retordre la pédale et c’est sans rétro gauche que nous reprenons la route, encore plus vigilants. Plus de peur que de mal et nous payons une assurance qui couvrira les frais de réparation. Il faut dire que tous les groupes que nous avons rencontré sur cette boucle ont eu au moins une personne qui s’est couchée sur le bitume, sans gravité heureusement !

Après de belles routes sinueuses entre les sommets boisés nous la voyons enfin. La fameuse tour vietnamienne se dresse fièrement face à la Chine, l’immense drapeau flottant au vent. Toujours dans la boue nous atteignons son socle avant de grimper au sommet. Avec le beau soleil la vue est dégagée sur les montagnes de Chine, improbable de se dire qu’on est aux portes de l’empire du milieu.

Astuce visite : l'accès à la tour coûte 25 000 VDN.

Après cette petite ascension, chemin inverse vers Dong Van, heureusement la boue a séché et le retour se passe mieux que l’aller ! Nous faisons une pause déjeuner dans la petite ville puis nous reprenons la route pour Meo Vac. Il s’agit, selon notre loueur de la plus belle portion de route de la boucle et il n’a pas tord. Après une route sinueuse qui monte sévère nous arrivons à flanc de montagne face à une gorge profonde protégeant une large rivière d’un bleu laiteux. Magnifique, merci soleil d’être au rendez-vous pour nous faire profiter de cette journée incroyable ! Nous allons de point de vue en point de vue en nous offrant le luxe d’un café en terrasse face au canyon.

Nous franchissons le Mai Pi Leng Pass où siège un énorme monument en l’honneur des travailleurs ayant construit la route (The Happiness road) que nous parcourons actuellement. Ce point, le plus haut du parcours, a coûté la vie à de nombreux ouvriers mais a permis de désenclaver cette région reculée, ce fût une véritable victoire pour l’époque et qui est toujours célébrée aujourd’hui. Une petit demi-heure plus tard nous arrivons à Meo Vac en milieu d’après-midi où nous emménageons dans l’homestay Little Yen’s.

Astuce logement : la chambre double sans sdb avec petit déj coûte 180 000 VDN.

Il fait encore tellement beau que nous partons nous dégourdir les jambes avec une petite balade dans les hauteurs de la ville. Suivant les conseils du gérant de l’auberge nous traversons d’abord les ruelles Sang Pa, la face rurale de Meo Vac. Ici il reste de nombreuses maisons en bois noircies par le feu, les femmes sont en habit traditionnel et les enfants courent dans les rues. Le niveau de vie est clairement plus bas ici que dans le reste de la ville, ces habitants ne vivant que du rude travail de la terre.

Après cette traversée nous suivons un petit chemin serpentant entre les champs à flanc de montagnes. Chaque lopin de terre entre les rochers est exploité donnant un patchwork coloré de pierres, terres et cultures. Au détour d’un pic karstique nous finissons au dessus de la ville avant de redescendre au soleil couchant.

Nous concluons la journée autour d’un hot pot partagé entre les invités du soir. Il s’agit de la fameuse fondue vietnamienne : une grosse casserole bouillonnante est placée sur le feu au milieu de la table. Dans le bouillon épicé on rajoute de la viande (boeuf, poulet ou encore des crevettes et poisson), des légumes (maïs, champignons, carottes, pommes de terre), des herbes (salades, menthe, coriandre) et des pâtes instantanées. On laisse mijoter quelques minutes avant de déguster. C’est dans le même esprit que la raclette, chacun pioche dedans en mangeant ce qu’il veut ! Un bon moment de partage.

Jour 4 : Randonnées dans les montagnes

Nous décidons de rester une journée de plus à Meo Vac afin de partir randonner 15km. Le scooter c’est bien mais marcher c’est mieux, et nos petites fesses nous remercient d’avance. Nous prenons donc le chemin des hauteurs de Meo vac, l’objectif étant de rejoindre le canyon de la rivière Nha Que que nous avons vu hier en passant par plusieurs vallées et villages ethniques. Le soleil se cache derrière les nuages mais il n’y a pas de pluie, c’est tout ce qu’on demande.

La montée commence sur une route goudronnée, on peut faire mieux comme début de randonnée mais après une demi-heure nous bifurquons sur une plus petite route qui serpente entre les pics karstiques et les champs. Nous traversons le premier village alors qu’une réunion de femmes se tient au bord de la route. Grand silence à notre passage, nos petits bonjours en vietnamien n’y change rien, grosse ambiance… ils ne doivent pas en voir beaucoup des occidentaux sur cette petite route de montagne mais c’était un peu brutal et nous nous sentons un poil mal à l’aise. Nous continuons. Les paysages traversés sont vraiment intéressants, vallées profondes, sommets de montagnes dans la brume, crêtes rocheuses dentelées et petits villages au milieu des champs.

Ici pas de machines agricoles, tout est fait à la main et avec l’aide des animaux. Les champs en terrasse font des fois moins d’un mètre de large, certaines paroies cultivées sont vertigineuses. À part le premier, à chaque passage de village nous avons droit aux grands « hellooooooo  » des enfants qui des fois nous suivent sur plusieurs centaines de mètres. Il ne faut pas s’y tromper, ici le niveau de vie est très faible, tout le monde doit mettre la main à la pâte. Nous voyons des petites filles de moins de 10 ans porter des ballots énormes d’herbes sur des kilomètres ou travailler dans les champs. La vie ne doit pas être rose tous les jours mais ils gardent le sourire.

Après une descente sur un chemin caillouteux nous arrivons sur la paroi escarpée du canyon de la rivière Nha Que. Comme hier la vue est spectaculaire et nous en profitons pour pique-niquer.

Dernière partie de cette belle marche le long du canyon sur un petit chemin en pleine végétation. Après une bonne heure nous atteignons la route principale. Un petit pouce en l’air, une grosse berline qui s’arrête et nous voilà en 15 minutes de retour à Meo Vac. Une belle journée entre villages et paysages, qui nous a permis de découvrir sur un autre rythme les contrées du nord.

Jour 5 : De Meo Vac à Du Gia (80km)

Étant déjà au 5ème jour sur les 4 initialement prévu, nous décidons de faire le crochet par les rizières du petit village de Du Gia où nous passerons la nuit. Après 5 jours nous ne nous laissons toujours pas de ces paysages fantastiques c’est un régale et nous nous arrêtons régulièrement pour en profiter.

Sur la journée nous enchaînons trois hauts cols avec redescente verticale dans la vallée, de quoi avoir le souffle coupé plus d’une fois ! Dans la deuxième vallée nous faisons une petite pause dans un ancien fort français, complètement en ruine.

Nous nous apercevons d’un véritable changement de comportement des habitants vis-à-vis de nous. Sur les premiers jours nous croisons beaucoup de visages fermés, pas agressifs, juste fermés notamment pendant la randonnée de la veille. Ici à l’approche de Du Gia, on nous fait des grands sourires, on nous interpelle et on nous dit bonjour dans tous les sens, adultes comme enfants ! Sans rien demander on se sent bienvenus à découvrir leur région.

Dernier col au milieu des rizières en terrasse, le riz n’est pas encore planté mais leur découpage dans les montagnes nous offrent un spectacle incroyable, nous nous arrêtons toutes les 5 minutes tellement c’est beau.

Nous arrivons finalement à l’homestay Backpacker Garden au milieu du petit village de Du Gia. Nous sommes super bien accueillis par la famille gérante et nous nous installons dans un des petits bungalows au milieu d’un beau jardin. Nous apprenons alors que le marché hebdomadaire se tient le samedi, nous sommes jeudi soir. Cette boucle permet normalement de passer par des marchés locaux où tous les habitants s’y rendent en tenues traditionnelles mais nos dates ne collaient pas avec celles des marchés. Comme nous avons finalement pris plus de temps que prévu nous décidons de rester le lendemain à Du Gia afin de se balader dans la région. Ainsi nous partirons le samedi matin après un tour dans le marché.

Le soir la famille organise un family diner, l’occasion de rencontrer d’autres voyageurs, nous passons une bonne soirée avant de rejoindre notre bungalow bien fatigués, demain c’est grasse mat’ !

Jour 6 : Balade à Du Gia

Nouvelle journée de pause sur la boucle et c’est pas plus mal, nous pouvons ainsi profiter de la vie locale et des paysages environnants plus longuement. Nous nous levons tranquillement si bien que nous nous retrouvons seuls dans l’auberge, tous les autres voyageurs ayant repris la route tôt le matin. La famille nous invite gentiment à prendre le repas avec eux. Trop bien, le repas est simple (riz, légumes, bouillons et un peu de viande séchée) mais c’est l’occasion d’échanger avec le papa qui tient l’auberge et parle anglais. On parle de ses enfants, du village et de l’auberge, on nous demande évidemment si on est marié et si l’on a des enfants ! Euuuuh pas encore… un des beaux moments d’échange comme on apprécie tant !

Après le repas nous partons découvrir la cascade du coin. Villages et champs se succèdent au son des « hello » des enfants et des sourires des parents. Nous découvrons la cascade où une petite cabane y a été construite. Nous sommes seuls et le lieu est vraiment paisible, Morphée nous emporte dans une petite sieste.

De grands cris d’enfants nous tirent de notre petit somme. Une bande de gamins vient d’arriver pour se baigner dans la cascade, ils nous voient et viennent nous parler avec leur quelques mots d’anglais, pas du tout timides ! Ils nous donnent même une partie de leur canne à sucre à machouiller puis vont jouer les fiers en sautant du haut de la cascade. Une demi-heure plus tard des groupes de motos commencent à arriver, les enfants s’en vont et il est aussi temps pour nous de rentrer.

Sur le retour, de nouveaux villages et de nouveaux enfants qui nous donnent des baies à manger. On ne sait pas ce que c’est mais on est bien obligé de tester ! Un peu acide mais pas mauvais. De retour à l’auberge c’est détente jusqu’au family diner avant d’aller se coucher car demain c’est marché. D’ailleurs toute la rue principale est déjà remplie de camions et les bâches sont tendues, tout est prêt pour le lendemain.

Jour 7 : Retour à Ha Giang (100km)

Réveil tôt ce matin, nous entendons déjà l’activité grouillante de la rue. Mais quand on sort de notre bungalow une énorme averse se déchaîne ! On pensait vraiment avoir du soleil aujourd’hui et pas faire notre dernier jour sous la pluie. Finalement après le petit déjeuner la pluie s’arrête, c’est donc parti pour le marché.

Nous avons juste à sortir de l’auberge et nous sommes dedans. Effectivement toute la région s’est donnée rendez-vous ici, en plus nous sommes l’avant dernier marché avant le nouvel an lunaire, moment de festivités et de présents. Il y a donc du monde et de nombreux hommes et femmes en tenues traditionnelles très colorées, un patchwork incroyable. Loin de vendre que des fruits et légumes produits dans les champs de la région, on est plutôt sur la vente de fausses baskets Nike, de jean pas chers made in china, d’ustensiles en plastique et de smartphones flambants neufs. Finalement les produits manufacturés de mauvaises qualité mais pas chers ont vraiment conquis le monde !

Après un petit tour d’une heure, il est temps de reprendre la route pour rentrer à Ha Giang. Le soleil a pris la place de la pluie et sécher les routes, c’est parfait pour nous. Les paysages traversés sont une nouvelle fois magnifique avec des petits villages, des hauts cols, rivières, rizières en terrasse, on ne s’ennuie pas et on ne se rend même pas compte que c’est déjà la fin de ce road trip.

Nous repassons par le col de Tam Son, cette fois-ci il est dégagé et nous pouvons admirer la vue de la vallée. Puis dernière descente pour Ha Giang. À l’aller tout était dans le brouillard mais nous pouvons maintenant profiter de la belle plaine qui s’offre à nous. Finalement nous arrivons en fin d’après-midi à notre auberge.

Nous sommes ravis d’avoir pris le temps sur cette boucle afin d’explorer ses paysages en scoot et à pieds. Ainsi nous avons également pu avoir de beaux jours de soleil ce qui n’était pas gagné au départ ! En tout cas nous repartons d’Ha Giang avec des étoiles dans les yeux. Prochaine destination le Mu Cang Chai et ses milliers de rizières en terrasses.

L'article vous a plu ? Partagez-le ;)

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *