Le caliente canyon de Colca

C’est parti pour un trek dans le canyon de Colca, le deuxième canyon plus profond du monde ! Au programme descente vertigineuse, marche au milieu des cactus et sources chaudes dans des oasis de verdure !

Mais avant tout voici le sommaire de cet article :

Départ de Cabanaconde

Après un petit déjeuner roboratif, nous partons pour Cabanaconde aux portes du Canyon de Colca. Pour y arriver, il faut se rendre à la gare centrale d’Arequipa et acheter son billet de bus pour une somme variable entre 17 et 20 soles, pour nous ça sera 18. Nous partirons avec le bus de 9h30 qui nous déposera au village désiré après 7 longues heures. Ça vaut le coup de le prendre de jour, certes on perd sa journée mais les paysages sont supers beaux, surtout à l’arrivée sur le canyon.

Astuce transport : pour rejoindre Cabanaconde d'Arequipa, il y a 6 bus dans la journée pour 17 à 20 soles : 0h30 et 9h30 avec Andalucia, 1h00 et 11h00 avec Reyna, 3h30 et 14h00 avec Milagros. Les horaires sont à confirmer à l'office du tourisme sur la place d'armes. Tous les bus s'arrêtent à Chivay.

A Cabanaconde, nous trouvons rapidement deux places dans le dortoir d’un hostel, par chance nous y serons seuls cette nuit là.

Astuce logement : L'hôtel est le Mirko's House Backpacker, situé à une rue de la place principale, le lit en dortoir de 5 lits sans petit déjeuner est de 15 soles après négociation.

Pour le repas du soir, nous partons à la recherche de la cantine locale, il y a toujours un lieu où les habitants du village vont manger pour pas cher avant de rentrer chez eux. Après deux trois personnes interrogées, nous trouvons le lieu dit et mangeons pour 7 soles, une soupe et un plat conséquent. Le lieu s’appelle la Huambeñita dans la rue Progreso. Nous rentrons vite nous coucher car le lendemain le réveil sonne avant le lever du soleil.

Descente pour Llahuar

Aujourd’hui le réveil sonne à 4h15 et une demi heure plus tard, au taquet (FAUX), nous sommes dans la rue avec pour seule lumière notre frontale vissée sur le front et les quelques lumières jaunes du village. Nous partons tôt afin d’éviter de trop marcher sous le soleil de plomb. Il fait nuit noire et il est assez ardu de se repérer, on remercie Maps.me qui nous a évité de nous jeter dans le vide ! Heureusement, il y a une petite heure avant de réellement attaquer la descente. Au lever du soleil nous nous arrêtons pour prendre notre petit déjeuner sur le rebord d’un des canyons les plus profonds du monde. Pas un mouvement, pas un bruit nous sommes seuls au monde, moment magique !

À partir de maintenant, ça ne rigole plus, c’est parti pour 1100m de descente en 10km, soit environ 5h de marche abrupte dans un décor aride. Au fur et à mesure que nous enchaînons les zigzags, la chaleur s’intensifie, nous avons bien fait de partir tôt ! Le paysage est beau, dans les tons jaunes marrons et verts, parsemés de cactus et de pierres qui roulent sous nos pieds. Nous nous approchons petit à petit du fond du canyon, les jambes tremblantes. C’est les genoux bien attaqués que nous arrivons enfin devant un pont suspendu un peu douteux signifiant la fin de cette descente interminable. Ce n’est pas très rassurés que nous le traversons en évitant de penser à la rivière bouillonnante à une vingtaine de mètres sous nos pieds !

Nous sortons du chemin pour suivre la route principale sur un ou deux kilomètres afin d’atteindre un groupement de maisons qui surplombe le village de Llahuar, notre destination finale. Encore une bonne descente, un second pont suspendu et c’est fini pour la journée. Il est 11h30 et ce village possède une petite récompense pour les marcheurs : des piscines alimentées par des sources chaudes à 39° ! Nous comptons bien en profiter toute l’après-midi.

En fait ce n’est pas vraiment un village mais deux hôtels composés de petites cabanes pour les touristes. Le premier, le Llahuar Lodge possède en plus, une énorme construction moche en béton que l’on voit de très loin et qui sert de réfectoire. Ce premier possède les sources chaudes. Dès notre arrivée dans le village, nous sommes alpagués par la patronne qui nous annonce 15 soles par personne pour la tente, 10 pour les sources et 5 pour l’emplacement ! Le prix normal d’une tente étant de 5 par personne. Hors de question de porter tout le matos de camping et de payer 30 soles ! Nous refusons et partons voir le deuxième hôtel, la Casa de Virginia. Le gérant nous fait la tente à 5 par personne plus 3 soles pour les sources chaudes, on accepte et nous nous installons dans un mignon petit coin de jardin avec une vue imprenable sur le canyon. C’est la première fois que nous utilisons cette nouvelle tente léguée par nos deux amies Sab et Juliet ! Pas de plus bel endroit pour l’inaugurer. Cette tente c’est vraiment le top pour la montagne, on est trop content de pouvoir s’en servir. Une fois montée, nous engloutissons un petit pique-nique et nous voilà en train de bouillir dans les sources chaudes.
Les bassins sont au bord de la rivière, dominés par le relief du canyon. Pour le moment, nous sommes seuls à profiter de la vue dans ce bain bouillant, c’est vraiment le bon plan de partir plus tôt ! Au fur et à mesure de l’après-midi les randonneurs commencent à arriver et nous rencontrons deux trois personnes avec qui nous prenons plaisir à discuter.

A la nuit tombée, nous mangeons un bon petit repas à notre hôtel pour 10 soles par personne et passons notre première nuit dans notre tente, on ne mettra pas long feu à s’endormir profondément !

Une journée au calme

Au réveil Micka n’est pas au top pour continuer la randonnée, le soleil lui a bien tapé sur la tête la veille. Ça tombe bien, le lieu est magnifique, nous décidons d’y rester une journée de plus. Ce sera donc farniente au soleil et sources chaudes en fin de journée. Un jour de pause dans un cadre idyllique, que demander de plus ?

Direction l'oasis de Sangalle

Requinqués, nous partons de bon matin pour l’oasis de Sangalle. Pour cela il faut remonter une partie du versant opposé du canyon puis redescendre près du lit de la rivière à Sangalle.

Nous préférons mille fois monter plutôt que descendre, on fait chauffer les cuisses et les mollets mais on préserve nos genoux ! Nous remontons le flanc du canyon par un premier sentier et après avoir traversé deux villages nous atteignons la route qui continue à monter en pente douce. En face nous remarquons le chemin descendu la veille, on se tape dans la main assez fier de nous ! Malheureusement nous voyons également le chemin à prendre demain pour rejoindre Cabanaconde de Sangalle, il s’agit d’une montée vertigineuse sur un flanc abrupt du canyon, nous pleurons intérieurement…

Pour le moment nous venons d’atteindre le point culminant de notre journée, il faut maintenant redescendre vers le fond du canyon. La descente n’est pas facile mais petit à petit l’oasis se dévoile à nous. Elle porte bien son nom, au milieu du paysage aride couvert de centaines de cactus, il s’agit d’une poche de verdure. Une grande cascade l’alimente permettant ainsi ce foisonnement de vie. Au milieu des palmiers et des pelouses verdoyantes, les grandes piscines et petites cabanes en bois des hôtels s’y sont logés. Le tableau donne envie, on a hâte d’y être !

Après une dernière heure c’est bon, on fait voler les chaussures de randonnée et nous voilà pieds nus (qui puent) dans l’herbe fraiche ! Dans l’oasis il y a plusieurs hôtels, nous choisissons l’Oasis Paraiso Ecolodge pour sa piscine sexy et pour son prix de 10 soles pour la tente. Après le montage de la tente, nous allons piquer une tête dans l’eau fraîche de la piscine, c’est plus qu’agréable ! Nous passerons l’après-midi à récupérer et le soir nous retrouverons un couple de français croisé sur la route pour partager le repas. Et parce qu’une nouvelle fois le réveil sonnera aux aurores nous allons nous coucher tôt.

Remontée du canyon

Un but, atteindre Cabanaconde à 9h15 pour prendre le bus vers Arequipa ! On nous annonce 3 heures de randonnée pour remonter les 1100 mètres de dénivelé. Nous prenons une heure de marge et à 5h00 nous commençons cette impressionnante montée à la frontale. Hier nous la voyions de l’autre côté du canyon, et il faut dire qu’elle remplit toutes ses promesses de difficulté ! Le chemin alterne entre caillasses glissantes et escaliers, un délice pour les mollets. A la fin nos muscles sont tellement durs que l’on pourrait casser des planches à la Jacky Chan ! Nous voyons défiler les mules portant les touristes, mais aussi beaucoup de gens qui le font à pied mais sans matos et finalement on est pas peu fiers de le faire à pieds avec le matos de camping sur le dos, même si on doit être les seuls tarés à le faire. Heureusement pour nous distraire de l’effort, de beaux points de vue s’offrent à nous. Elo aperçoit même un condor !

Check ! On l’a fait, on est en haut au bout de 3h30 de la montée la plus rude de notre vie. À quand la prochaine ?! Une petite photo rapide et on court jusqu’à Cabanaconde pour sauter dans le bus direction Arequipa.

Astuce transport : Pour revenir à Arequipa de Cabanaconde, il y a 6 bus dans la journée pour 17 à 20 soles : 6h00 et 9h15 avec Andalucia, 6h30 et 13h30 avec Reyna, 11h00 et 22h00 avec Milagros. Les horaires sont à confirmer à l'office du tourisme sur la place d'armes. Tous les bus s'arrêtent à Chivay.

Ce canyon fut une belle aventure. Le gros avantage c’est qu’au bout de la journée de marche, tu as la petite récompense des eaux chaudes ou d’une piscine, et ça, ça motive ! Nous avons vraiment adoré ce trek dans ce canyon aux paysages désertiques et au soleil implacable. Nous rentrons maintenant à Arequipa pour une nuit avant de repartir pour Paracas au bord de l’océan Pacifique.

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