Isla Baru et Playa blanca

La mer des Caraïbes, qui n’en a pas rêvé en regardant Jack Sparrow traverser des eaux turquoises et accoster sur des plages de sable blanc recouvertes de cocotiers… Nous y sommes ! Accompagnés de nos amis, nous passerons une nuit dans une cabane face à la mer sur la playa Blanca, qui est, normalement, une des plus belles plages de la côte colombienne.

Arrivés au terminal de Carthagène, au lieu de rejoindre la ville, nous prenons un taxi direction l’isla Baru à une petite heure de route. Julie, Greg & Elo sont carrément chaud d’aller découvrir cette plage alors que Micka émet quelques réserves. Ayant, comme d’habitude, épluché quelques blogs sur le sujet, les avis sont partagés : plage saturée d’hôtels, de bateaux qui font débarquer des vagues énormes de touristes, demandes incessantes de massages et de vendeurs ambulants et jet skis dans tous les sens. D’autres bloggeurs avancent que pour en profiter pleinement il faut rester une nuit sur place c’est donc ce que nous allons faire. Nous verrons bien ce qu’il en est.

Astuce transport : le taxi terminal / playa blanca coûte 80 000 COP, demander à l'accueil de la gare ils vous dirigeront vers une personne de confiance.

Le taxi nous dépose à la fin du parking à 5 min de la plage. À la descente on nous saute un peu dessus mais une fois que l’on a transmis le message que nous avions déjà réservé un hôtel et que nous porterons nous-mêmes nos affaires, on nous laisse rapidement tranquille. C’est parti pour une grande traversée de la plage, car pour être le plus au calme possible nous avons choisi une cabane située vraiment tout au bout. En marchant on se rend compte que le front de plage est complètement conquis par les cabanes qui mettent leurs transats devant, il ne reste donc qu’à peine 2m jusqu’à l’eau. Par contre celle-ci est magnifique, totalement transparente sur un sable blanc, comme dans les cartes postales.

Après 1/2h de marche, nous arrivons à la cabane black and white, l’un des derniers hôtels de la plage, ici l’ambiance a changé par rapport à l’entrée, moins de jet ski et de vendeurs ambulants qui font demi-tour et qui ne te calculent quasi pas, tant mieux. Cette demi-heure de marche avec nos sacs et sous le soleil des Caraïbes nous a donné un sacré coup de chaud, une fois les affaires balancées dans la chambre et le maillot de bain enfilé nous sautons à l’eau.

Et quelle eau ! Elle doit faire au moins 29 C°, c’est décidé le programme jusqu’au lendemain va être simple : aller-retour entre le transat et la mer, manger et boire des bières, un programme donc simple, efficace et à la hauteur des espérances de tous après les treks en montagne pour certains et le trek précédent dans la boue !

Astuce logement : Cabana Black and White, compter 65 000 COP pour une chambre sans fenêtre et 85 000 COP pour une chambre avec fenêtre face à la mer. Confort sommaire mais c'est le cas de toutes les cabanes.

Nous sommes sur la plage un jeudi, choix stratégique entrainant bien moins de personnes que décrit sur les blogs. En effet, les touristes colombiens ne sont pas encore arrivés ou bien très peu. C’est donc une journée tranquille dans laquelle on se laisse aller à la lecture, la nage, le papotage…

L’effort est réduit au maximum et tout le long de notre séjour nous mangeons à notre cabane. Les prix sont bien évidemment plus élevés que dans un autre endroit. Les plats de poissons commencent à 30 000 COP, le burger est à 20 000, la chambre d’hôtel quand à elle commence à 65 000 pour un 5m2 sans fenêtre. Disons qu’il ne vaut mieux pas être regardant sur le rapport qualité/prix, très cher pour du rustique. Par contre le personnel est adorable et agréable. Toujours « A la orden ».

Une fois passée 15/16h, les derniers bateaux de touristes retournent sur Carthagène et les jet-skis disparaissent complètement du paysage, place à une mer des Caraïbes et une plage pratiquement que pour nous ! En effet, il y a très peu de personnes, du moins en semaine, qui restent dormir le soir. Le coucher de soleil est magique, et jusqu’à ce que le ciel s’enflamme nous sommes encore dans l’eau !

Nous passons notre soirée à manger comme des gros et à boire des bières, les loulous penchent pour un super cocktail à la coco, on est content et on a tous pris de superbes couleurs, du rouge au marron selon les personnes autour de la table ! Nous partons nous coucher au son des petites vagues pour une nuit encore bien chaude. En effet la température ne baisse pas beaucoup.

Lendemain matin, 6h du matin, Micka et Elo ouvre un œil en même temps et décident de se faire un bain matinal. A part les travailleurs qui s’activent pour préparer la plage, nous sommes les deux seuls imbéciles heureux à se baigner. Puisque la mer est ultra calme et pas encore brassée par la foule, nous décidons de piquer les masques et tubas de l’hôtel pour une session snorkeling ! On voit des dizaines de poissons, plus ou moins gros plus ou moins colorés, du bleu, du jaune, des rayures, un réveil matinal donc paradisiaque on peut se le dire.

Nous sortons de l’eau béats, face à horizon, et nous laissons porter par nos pensées. Une faille dans notre petit bout de paradis, un monsieur qui pour vivre, arrache les coraux pour les vendre aux consommateurs balnéaires… Une tâche sur un tableau qui se noircira quelques peu au fur et à mesure de la journée.

La journée continue, encore plus chaude que la veille. Le transat/parasol nous protège du sable brûlant et du soleil, entre deux ploufs nous nous y réfugions. Nous sommes donc vendredi pour ce deuxième jour de farniente et nous nous sommes arrangés pour avoir une place dans un bateau direction Carthagène vers 15h ce qui nous laisse de belles heures devant nous.

Astuce logement : Le gérant de notre hôtel nous a arrangé le retour en barque vers Carthagène à 15h pour 20 000 COP par personne.

Pendant ce temps là les bateaux non loin de là vomissent leurs flots de personnes. Certains font même la tournée des plages, en quoi ça consiste ? Arriver sur une côte ou une île, prendre des tonnes de photos, boire un verre éventuellement et repartir. Réitérer 3-4 fois sur d’autres îles et rentrer chez soi. Une journée passionnante assurément.

Quand à nous, nous continuons à patauger, le seul hic, les jets skis 2 à 3 fois plus présents que la veille, le problème ? Ils nous asphyxient littéralement en lâchant une odeur d’essence derrière eux. Un ou deux ça aurait pu passer mais ils passent sans cesse, nous laissant un goût pour le moins âpre sur le bout de la langue.

La cerise sur le gâteau avec les jet-ski est bien évidemment l’impact sur ce qu’il y a en dessous de l’eau. Pour nous, seuls nos sens sont dérangés, l’odeur, le bruit et en plus ça gâche le paysage. Pour la vie sous-marine c’est autre chose et c’est en marchant au bord de l’eau que l’on s’en aperçoit. Un poisson mort tous les mètres sur la plage, certainement passé dans le mécanisme du monstre des mers. Ça en devient vraiment triste.

On vous l’avoue donc, l’expérience est mitigée, en dehors des heures de pointe c’est une plage magnifique et une mer sublime, le problème se situe avec le tourisme de masse et les comportements abusifs qui viennent toujours plus assombrir un tableau pourtant si beau.

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