Dans les profondeurs des grottes de Thakhek

Après quelques jours de détente aux 4000 îles entre amis, nous retrouvons notre mobylette pour partir en toute liberté à la découverte de la boucle de Thakhek, réputée pour ses paysages incroyables et ses profondes grottes à explorer à la frontale.

Mais avant tout voici le sommaire de cet article :

Un trajet original

Le trajet 4000 îles-Thakhek est sûrement un des plus folkloriques de notre voyage, et pourtant nous avons fait énormément de moyens de transports différents depuis 10 mois, dans des états des fois déplorables et avec des chauffards ou des passagers bizarres… On pensait ne plus être vraiment surpris mais celui là était une expérience de vie quand même !

Départ peinards de Don Det à 11h dans une petite barque jusqu’à la terre ferme et premier bus, plutôt en bon état, jusqu’à Paksé. De là, on se fait jeter sur un parking sur l’avenue principale de la ville en nous disant que le bus local passe par ici. Ok, des locaux attendent aussi, c’est bon signe. Notre engin arrive alors, on se demande si ça roule encore ce truc ! Mais oui, pas très vite mais ça roule apparemment. Nous nous approchons du chauffeur : « on met où nos gros sacs M’sieur ? » « Bah tu montes avec quoi ! » « Ah il n’y a pas de soute donc … » Ok nous montons et effectivement les bagages qui vont normalement dans des soutes sont entassés un peu partout dans le bus, 15 sacs de riz dans l’allée, 100 boîtes dans l’escalier, des dizaines de sacs sur les sièges, nos backpacks rejoignent donc ce joyeux méli mélo. Évidemment les sièges sont tout conforts, climatisés, inclinables, petite couverture si tu as froid, musique d’ambiance chill… FAUX, vous croyiez quoi ?!

Les sièges sont déglingués, ça pue le poisson et tout le monde nous fixe comme si nous étions des extraterrestres (bon ça on commence à avoir l’habitude mais c’est toujours déstabilisant). De plus un mec du bus beaucoup trop à fond décide de déballer une grosse sono qui doit être livrée et fait littéralement péter les watts à en faire vibrer les vitres avec une bonne musique laotienne. Bon, bus un peu glauque, musique à fond, c’est le début d’une bonne soirée non ? Mais pas du tout, zéro ambiance côté local, zéro réaction chez les martiens avec cette musique qui leur vrille les oreilles, impossible de savoir s’ils aiment ou pas !

Astuce transport : De Don Det à Thakhek nous négocions un transport en 2 parties Don Det-Paksé puis Paksé-Thakhek pour 115 000 kips. Il est possible d’avoir des bus différents en fonction des compagnies pour la première partie mais pour la deuxième on finit tous dans le même bus pourri !

Arrêtons de nous plaindre, il faut vivre ça de temps en temps et le prendre avec le sourire, ce que nous arrivons plutôt bien à faire ! En tout cas nous arrivons à destination avec presque 3h de retard, c’était prévisible. Un petit tuk-tuk collectif et nous sommes dans notre lit pour pouvoir débuter reposés la boucle de Thakhek.

Astuce logement : Nous dormons en dortoir à l’auberge de jeunesse Naga Hostel pour 110 000 kips, super clean avec un gérant au top mais un peu cher quand même.

Jour 1 : De Thakhek à Thalang

Réveil de bonne heure et de bonne humeur, c’est parti pour 4 jours de scoot. Nous sommes prêts à en prendre plein la vue et plein les fesses (parce que le scoot, « c’est tout dans les fesses », comme nous le dirait un bon ami). Nous récupérons notre engin chez Mr Vieng dans le centre de la ville. Il est recommandé par notre guesthouse avec un prix correct, nous n’hésitons pas.

Astuce location : Mr Vieng propose une semi-automatique Yamaha 115cc en bon état, pour 60 000 Kips la journée.

Apparemment il y a des policiers corrompus dans la ville qui attendent les touristes pour leur soutirer des sous à quelques points stratégiques de la ville. Sur les conseils du loueur nous les évitons sans aucun problème. Nous sortons petit à petit de la ville sur une large route où circulent de nombreux camions. Nous remarquons déjà que le bord de route est moins densément peuplé que sur la boucle des Bolovens. Des pics karstiques commencent à surgir dans notre champ de vision et nous confirment que nous allons en prendre plein les yeux.

> La grotte de Xieng Liap

Premier arrêt, la grotte sauvage de Xieng Liap. Elle n’est pas du tout aménagée et donc gratuite. Nous nous garons au début du chemin et 5 min plus tard nous sommes devant cette entrée mystérieuse, sombre et humide. Frontale vissée sur le crâne nous entamons l’exploration, un peu d’escalade et le passage semble bloqué par un lac intérieur. Après quelques pataugeages de Micka, nous trouvons finalement un accès pour s’enfoncer plus loin. Il fait noir et d’un coup un immense volume s’ouvre à nous, éclairé par une deuxième entrée. Un lac au centre reflète la lumière. La grotte principale est au confluent de trois galeries ayant chacune leur entrée. Première grotte, on adore !

> La grotte de Tham Sa Pha In

À 5 minutes de la première, nous accédons par un chemin de terre à la grotte de Tham Sa Pha In. Lieu sacré et de prière, elle est gardée par deux grands-mères qui nous demandent un droit de passage. Un petit chemin en brique plus tard nous pénétrons dans cette grotte aménagée. Le volume n’est pas fou mais il est intéressant de voir l’autel avec les statues de Bouddha.

En descendant, nous nous rendons compte que la grotte est beaucoup plus grande qu’à première vue avec un lac éclairé splendide. Interdiction de se baigner ici car il est sacré, c’est pourtant très tentant car c’est l’unique moyen de continuer à explorer cette grotte.

Astuce visite : L'accès à la grotte de Tham Sa Pha In avec parking moto coûte 5000 kips par personne.

Avec l’exploration de ces deux premières grottes il est déjà 13h et nous avons fait peu de kilomètres sur la centaine de la journée. Il y a 3 autres grottes dans les environs mais nous nous les gardons pour le retour. Ainsi, après un bol de soupe de nouilles nous enfourchons la moto pour une bonne heure et demie au milieu de paysages sublimes.

Nous bifurquons de la route principale vers Thalang pour enfin laisser derrière nous les énormes poids lourds. Nous passons un premier barrage hydraulique, énorme et pas foncièrement esthétique pour immédiatement tourner sur un petit chemin caillouteux. Nous voilà à la cascade Song Souk.

> La cascade de Song Souk

Dernier stop de la journée, il est déjà 15h, il nous reste une petite heure de route et le soleil se couche à 17h30. Nous nous acquittons du parking surveillé et un petit chemin nous amène au bassin principal de la cascade. Celle-ci est sur plusieurs niveaux, au milieu de la jungle, c’est l’endroit propice à la baignade et la sieste au soleil. Ni une, ni deux, nous voilà à faire les sirènes dans cette eau fraiche. L’endroit est vraiment paisible et après les heures de route ça fait un bien fou.

Il est maintenant temps de reprendre la route vers Thalang pour y passer la nuit. Ça monte dur dur à partir de là. Route sinueuse au milieu d’une végétation dense nous sommes heureux d’avoir une 115cc. Nous franchissons le col et de belles vues s’offrent à nous sur l’immense retenue d’eau du barrage Theum. C’est comme une petite mer intérieure tellement c’est vaste. L’eau a dû très vite envahir la région car de nombreux arbres morts au bois blanc percent le miroir créant un paysage mystique.

Le coucher de soleil se mêle à la partie avec ses couleurs flamboyantes pour graver dans nos mémoires, un tableau éclatant. Nous sommes tellement absorbés par ce paysage que nous retardons l’arrivée à la guesthouse Sabaidee, l’une des deux seules auberges de Thalang.

> La Guesthouse Sabaidee

Quand on écoute les récits de la boucle de Thakhek, l’auberge Sabaidee est LA guesthouse à ne pas louper pour son ambiance, son gérant et son barbecue à volonté. Mais nous y arrivons un peu tard et plus de place disponible pour nous jusqu’à ce que le propriétaire nous dise qu’il peut monter des tentes avec matelas couverture et tout ce qu’il faut, qu’il n’y a aucun problème. On accepte évidemment, ça ne nous pose pas de problème en soi et c’est moins cher qu’un bungalow, pourquoi se prendre la tête !

Donc l’auberge est blindée, il y a un feu au centre, un terrain de pétanque et le barbecue en préparation. L’ambiance est vraiment sympa surtout que nous avons retrouvé nos amis belges Louise et Ben rencontrés sur la boucle de Paksé, nous passons une excellente soirée en leur compagnie.

C’est le moment d’aller se reposer, et la prestation promise tente + matelas n’est pas vraiment au rdv. La tente est bien là mais le matelas se résume à 2 couvertures empilées sur le sol en béton, comment dire, c’est une dure nuit en perspective ! Nous, ça ne nous va pas alors nous allons voir le patron qui fait rajouter plus de couvertures mais c’est toujours pas un matelas… il finit par nous dire qu’il ne peut faire mieux mais nous offre la nuit ! Ça on ne s’y attendait pas et c’est hyper réglo de sa part. Nous ne passerons pas la meilleure nuit du monde mais après nos treks au Pérou c’est loin d’être la pire du voyage.

Astuce logement : la GH Sabaidee propose des bungalows à partir de 50 000 kips et le barbecue illimité à 50 000 kips par personne.

Jour 2 : De Thalang à Konglor

On remonte sur notre moto pour une grosse journée, au programme 150km, une chose est sûr : on ne va pas chaumer ! Nous traversons le lac où les arbres morts se reflètent sur le miroir d’eau, un paysage qui ne laisse pas indifférent face à sa beauté mais aussi à l’impact profond que l’homme peut avoir sur la terre.

Nous descendons maintenant vers une nouvelle vallée que nous embrassons dans sa globalité d’un belvédère en bord de route. Pas loin, taillés à même la paroi rocheuse des Bouddhas nous sourient généreusement.

Déjà une heure et demie que nous roulons, une pause s’impose et nous nous arrêtons donc un petit quart d’heure au temple de Lak Sao afin de se dégourdir les jambes. Une fois Lak Sao traversé, le paysage devient vraiment sauvage, on y voit peu de construction, peu de circulation et une nature dense. Une route qui nous ravie jusqu’à l’arrivée à la grotte de Mangkone aussi appelée Dragon Cave.

> La grotte de Mangkone

Nous faisons enfin notre premier vrai arrêt et ça fait du bien, on a clairement les fesses en compote ! L’entrée de la grotte est plongée dans une nature foisonnante et colorée, un régal de fraicheur après le martèlement matinal du soleil sur nos casques de bikers amateurs. Nous sommes face à une entrée minuscule et pénétrons dans une galerie sombre assez large mais basse sous plafond, à moitié sous l’eau. L’eau s’assèche au fur et à mesure de notre avancée, en même temps que le plafond s’abaisse… Elo est à son aise alors que Micka est plié en deux, une situation qui entraîne des rires et de beaux clichés avec nos amis belges.

Astuce visite : L'accès à la grotte de Mangkone coûte 10 000 kips par personne, parking gratuit.

Ça fait bien 20 minutes que nous avançons dans la grotte quand la cavité s’élargit de nouveau pour devenir immense. L’éclairage est simple et permet une belle lecture du volume et de ses décors aux centaines de stalactites. C’est véritablement une grotte qu’il faut découvrir, elle est juste splendide avec ses formations cristallines.

Nul besoin de faire demi-tour elle possède une sortie au bout d’un escalier qui monte bien à une trentaine de mètres. Nous avons l’impression d’émerger du centre de la terre, en pleine jungle car ce n’est pas un beau petit sentier qui nous attend ! Non non non, c’est plutôt une trace vaguement dessinée qui nous fait escalader, monter, descendre, ramper jusqu’à retourner à l’entrée. Une belle expérience, nous, on adore tout ça ! Le restaurant de la grotte semble bon et peu onéreux alors on en profite avant de reprendre notre route pour les Cool Springs.

> Les Cool Springs

Comme deux armées figées et prêtent depuis mille ans à se déchaîner, les pics karstiques acérés se jaugent et s’affrontent de chaque côté de la route. Un embranchement, un chemin terreux au milieu d’une plaine sèche, et, au bout, un bassin pour faire trempette.

Ce qu’on appelle Cool Springs sont en fait une petite lagune à l’eau glaciale et cristalline. Il est bon de s’y baigner et de se faire griller au soleil sur un des rochers blancs. Le lieu est bien aménagé et il doit être sûrement pris d’assaut le week-end par les familles laotiennes.

Astuce visite : L'accès aux Cool Springs coûte 20 000 kips par personne et le parking 5 000 kips.

> La plaine de Konglor

Dernier tronçon de route, nous remontons la petite chaîne de montagnes descendue le matin pour la redescendre une nouvelle fois. Arrêtés au belvédère de la vallée de Konglor, le soleil décline et nous offre sa plus belle lumière. Pics karstiques en fond, petits villages, rizières à perte de vue, lumière tamisée… il faut se l’avouer, s’il y a un endroit dans le coin où l’on peut déclarer sa flamme c’est bien celui-ci, avis aux grands romantiques !

Nous atteignons la plaine bien trop tard, le soleil est déjà loin derrière les montagnes, nous laissant avec une visibilité limitée. Les paysages sont pourtant magnifiques mais nous n’en aurons qu’un aperçu avant d’arriver enfin, nuit noire, à notre auberge du jour.

Astuce logement : Le Thong Dam propose des chambres avec sdb à 55 000 kips la nuit.

Cap ou pas cap ?

Nous sommes quatre autour de la table, nos deux amis belges et nous, une grande décision s’impose pour les prochains jours : allons-nous mettre notre moto sur une barque branlante pendant 1h pour traverser la grotte de Konglor avec ?

Une petite explication s’impose. Pour faire la boucle de Thakhek il y a 3 options, dont une pour les plus téméraires.

> Option 1, faire la boucle totale, Thakek – Thalang – Konglor – Thakek, son principal inconvénient est qu’elle est constituée sur la fin de 100km de route où passent les camions, sans trop de choses à voir, ce qui peut être désagréable en scooter.
> Option 2, faire un aller-retour, Thakek – Thalang – Konglor – Thalang – Thakek, on évite la grande route mais on revient exactement sur ses pas.
> Option 3, traverser la grotte de Konglor avec sa moto et prendre une route alternative pour rejoindre Thalang, ainsi on évite de doubler le tronçon Konglor-Thalang où il n’y a plus de stop à faire. Ce parcours alternatif est peu employé car il faut mettre sa moto sur une barque pendant une 1h ce qui n’est clairement pas rassurant et ça coûte un peu plus cher.

Au final, autour de cette table, seul Micka n’est pas chaud. Sûrement moins téméraire que les trois autres, il voit le scooter comme un billet de 2000$ en train de sombrer au fond du fleuve. La décision est donc prise, nous traverserons la grotte de Konglor avec nos motos.

Jour 3 : Traversée de la grotte de Konglor

C’est le clou du spectacle sur cette boucle. Une immense grotte que l’on traverse de part en part sur une minuscule barque à moteur pour déboucher sur un petit village dans une vallée sauvage. Cette grotte-tunnel de 7,5km de long abrite donc la plus grande rivière souterraine navigable d’Asie. C’est surtout ses dimensions qui sont folles, 30m en moyenne de large et de 20 à 100m de haut, rien que ça !

La plupart des visiteurs font l’aller-retour dans la matinée puis repartent en moto pour finir la boucle. Nous arrivons à l’accueil avec nos motos, et selon l’hôtesse, il n’y a aucun risque. Voilà Micka un peu plus rassuré.

Astuce transport : L'aller-retour classique en barque coûte 65 000 kips par personne. L'aller simple pour 2 personnes et une moto coûte 300 000 kips.

Arrivés sur la rive du cours d’eau qui sort de la grotte, les conducteurs de barque nous regardent en rigolant. Ils ont l’air de s’amuser du fait que l’on va faire passer nos motos. Hum, rassurant tout ça ! Première étape, mettre la moto sur le bateau. En fait, il n’y a pas un joli ponton tout propre sur la rive pour poser tranquillement la moto sur la barque, non non ça serait trop simple ! La moto est donc portée jusqu’à un pont de bambou, là un mec monte dessus, l’allume et traverse le pont à balle et part vers l’entrée de la grotte, lui il est super heureux ça doit lui changer du bateau ! Nous aussi nous franchissons ce petit pont, nous sommes face à une immense paroi rocheuse avec un trou noir sur le fond du monde.

Marchant le long de la rive vers la grotte, nous retrouvons notre moto portée avec difficulté par 4 laotiens car le chemin n’est évidemment pas plat mais au milieu des rochers, ça monte ça descend, les pauvres, nous nous disons que ce n’est pas cher payé pour ce qu’ils sont en train d’accomplir ! Arrivés à l’entrée de la grotte, elle est immense, nous y pénétrons par une petite plage qui rejoint les barques.

Notre moto nous suit et, à la force des bras, elle est posée sur l’embarcation sommaire. Sans exagérer, 40% de la moto doit dépasser des deux côtés de la barque mais c’est plutôt stable. Micka se détend et nous montons dans le bateau pour une traversée d’une heure dans les entrailles de la terre, seulement éclairés par de puissantes frontales.

Premier arrêt, nous descendons du bateau pour aller admirer de magnifiques formations pendant que notre conducteur et son pote poussent notre lourde barque dans cette partie peu profonde de la rivière.

C’est reparti, des volumes toujours plus importants s’enchaînent. C’est une immense cathédrale naturelle et oubliée que nous découvrons au feu de nos petites lampes. Nous arrivons devant un rapide et notre batelier nous fait descendre. Un premier bateau passe ces rapides où 3 hommes sont nécessaires pour le hisser de l’autre côté. Entre temps le bateau a bien tangué et s’est à moitié rempli d’eau. Pas le temps de réfléchir que c’est déjà le tour de notre bateau. 4 hommes le hissent sans que la moto tombe à l’eau, victoire ! Mickaël est livide, s’il avait su, il ne l’aurait sûrement pas fait.

On ré-embarque mais la moto s’est déséquilibrée pendant la remontée des rapides et nous sommes obligés de faire contre poids sur le reste du trajet, ce qui ne va pas en arrangeant la sérénité de Micka. Mais nous débouchons maintenant à l’air libre dans une végétation foisonnante et 5 minutes plus tard nous sommes à quai. La moto est débarquée sans soucis et Micka reprend enfin des couleurs. 2h plus tard il commencera seulement à dire que c’était génial d’avoir fait ça, mais il lui faut un peu de temps avant pour digérer l’événement. Retour sur expérience c’était juste trop énorme de faire passer la moto ainsi, en plus de la grotte magique qu’est Konglor ! Et surtout nous avons devant nous une nouvelle route en terre, très peu empruntée, à nous l’aventure !

> La vallée de Natane

La grotte débouche dans la vallée encaissée de Natane. Paysages préservés et petits villages animistes, voilà ce qui nous attend. La route de terre est en bonne état et c’est avec une réelle satisfaction que nous traversons les rizières et villages sur fond de montagnes recouvertes d’une jungle dense.

Nous sommes maintenant accompagnés de Micheline, nous nous suivons depuis les Bolovens, et c’est génial de faire un bout de route avec elle jusqu’à Thalang. Il nous faudra 3h pour parcourir la vallée avec quelques passages de ponts instables et du lit d’une rivière. À notre passage dans les villages, les enfants sortent des maisons pour nous lancer des grands « Sabaiiiiiddeeeeee » sourire aux lèvres, nous n’aurons jamais autant répondu à des bonjours chaleureux depuis le début de notre voyage !

Le chemin se termine et nous en ressortons complément maquillés de poussière rouge ! Avant de prendre la direction de Thalang, nous grimpons au belvédère de la retenue du barrage. Un peu d’effort en cette fin de journée qui sera récompensé par un panorama à tomber.

Retour à l’auberge Sabaidee à Thalang, avec cette fois un bungalow rien que pour nous et un vrai matelas. Nous rejoignons le pont à 5 minutes à pied pour admirer le coucher du soleil sur le lac. Puis soirée barbecue et feu de bois une nouvelle fois, toujours en bonne compagnie.

Jour 4 : retour sur Thakhek

Dernière journée, nous devons faire le tronçon Thalang – Thakhek en sens inverse. À l’aller nous avions laissé 3 grottes de côté pour ce retour. Mais finalement nous n’avons plus envie de faire de la spéléologie, ce sera donc route et farniente au bord de l’eau. Nous retournons à la cascade Tad Song le matin et nous finirons l’après-midi dans une des petites installations au bord d’une des rivières proches de Thakhek. Nous sommes accueillis à Thakhek par un coucher de soleil éclatant tel une fin de film à l’eau de rose.

Après une bonne douche et un repas conséquent avec Louise et Ben, nous embarquons dans un tuk-tuk à minuit qui doit nous déposer à notre bus de nuit direction Vientiane. Une longue et difficile nuit nous attend mais c’est une autre histoire ! Nous avons adoré la boucle de Thakhek avec ses paysages magnifiques à chaque instant. Nous n’avons jamais roulé à plus de 50km/h tellement nous voulions en profiter. Les distances sont longues mais ça vaut 1000 fois l’effort !

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