Cartagena, une ville aux mille couleurs

Maisons colorées aux balcons de bois où se tressent les glycines débordantes de fleurs parfumées, des remparts faces à l’infinie de la mer des Caraïbes, des rythmes de Champeta, une chaleur torride, voici un petit aperçu du centre historique de la belle Carthagène des Indes. Nous passerons un week-end à parcourir ses petites rues, de jour comme de nuit.

Mais avant tout voici le sommaire de cet article :

Après deux jours sur l’Isla Baru et sa Playa Blanca nous arrivons à Carthagène par la voie des mers. Ce que nous découvrons en premier est la forêt de tours d’habitations modernes recouvrant le quartier de Bocagrande qui s’avance sur la mer. On est très loin de la ville colorée que l’on voit partout sur Instagram, ça nous rappelle les villes modernes brésiliennes dont les barres immenses s’alignent sur le front de mer. Mais un peu de patience pour les beautés de la vieille ville, nous débarquons maintenant face aux anciens remparts de la cité. Ils sont bien restaurés et donnent vraiment envie d’y pénétrer.

Ça tombe bien nous sommes à quelques minutes de notre hôtel bon marché en plein centre de la vieille ville. Carthagène est la ville la plus plus visitée du pays et les prix des logements flambent dans le centre. En cherchant nous n’avons finalement trouvé qu’un unique hôtel à peu près dans nos prix. Ce n’est pas le meilleur de notre voyage avec seulement des chambres sans fenêtre dans un immeuble un peu délabré avec une entrée qui n’en est pas une. Mais il est loin d’être le pire et surtout il a le mérite d’être en plein centre exactement entre les quartiers du Centro et de Getsemani.

Astuce logement : L'hôtel Posada Centro Historico propose des chambres doubles avec air conditionné pour 50 000 COP.

Sur la route des esclaves

Nous commençons notre découverte de la vieille ville avec le Free Walking tour « sur la route des esclaves » de 2h30. En effet Carthagène était le principal port négrier du pays et de la partie ouest de l’Amérique du sud. L’ensemble des esclaves pour les actuels Équateur, Pérou, Bolivie ou Chili transitaient d’abord par cette ville. La région de Carthagène nécessitait elle-même un grand nombre d’esclaves pour la culture du sucre, du chocolat et du café, pour les mines d’or à proximité et pour les travaux domestiques des colons installés sur place.

Notre point de départ est la place San Diego dans la partie nord-est du centre où vivait la classe moyenne à l’époque coloniale. En nous y rendant nous découvrons l’intérieur des remparts constitué de petites rues aux maisons colorées sur un ou deux étages. Des plantes grimpantes couvertes de fleurs s’accrochent de ci de là sur les balcons en bois. C’est sûrement un des plus beaux centres historiques de notre voyage, on comprend tout de suite pourquoi il s’agit de la ville la plus visitée du pays. Les rez-de-chaussées offrent boutiques de luxes et bons restaurants, ce n’est clairement pas ici qu’on va manger ni faire du shopping mais c’est vraiment magnifique.

Au départ du tour, notre guide nous rappelle rapidement les grandes dates de l’esclavagisme puis nous fait visiter différents lieux du centro, du parc Fernandez aux remparts en passant par différentes églises. À chaque stop il nous conte des faits historiques, nous lit des extraits de textes glaçants sur la considération et la condition des esclaves à Carthagène. Par exemple une haute famille pouvait avoir jusqu’à 20 esclaves dans sa maison. Plus le nombre d’esclaves était grand plus la famille était prospère car ils étaient envoyés aux champs ou sur les remparts et rapportaient donc de l’argent. Un esclave et ses générations sont liés à une famille jusqu’à ce qu’ils soient revendus. Si un esclave venait à commettre une faute ou s’enfuir, il était envoyé aux Jésuites hors de la ville pour pénitence ce qui signifiait que sa condition de vie allait vraiment empirer !

Sur la fin du tour nous sommes écrasés par la chaleur étouffante et il est de de moins en moins facile de suivre avec attention les paroles de notre guide pourtant intéressant. À 12h00 nous avons fini, nous allons rapidement manger avant de vite rentrer à l’hôtel sous la climatisation. Il est vraiment impossible de rester en plein soleil au milieu de la journée. C’est donc à 16h que nous ressortons faire un tour du quartier Getsemani.

Le quartier Getsemani

Tout aussi beau mais moins riche que le centre le quartier Getsemani est occupé par ses habitants qui refusent catégoriquement de vendre leur maison au profit du tourisme. Le quartier alterne donc rues hypers vivantes, c’est là qu’on retrouve boite et bars, et rues plus calmes avec les familles dans des rocking chair devant leur maison. On adore l’ambiance et on trouve un coin bien local avec de la musique et où le litre de bière est à 4 000 COP soit 1€ !

Le lendemain s’écoule tranquillement en flânant dans la ville. Il fait toujours aussi chaud et nos organismes fonctionnent vraiment au ralenti. Nous retrouvons la chaleur que nous avons connue au Brésil et que l’on avait complètement oubliée. On a l’impression d’être des saucisses sur le barbecue en train de suer toute l’eau de notre corps (minute glamour). Le soir après des cocktails avec Julie et Greg nous continuons la soirée dans un bar dansant hyper local, le Caspinteso, rue Jon Ancho dans Getsemani. Nous sommes les seuls touristes et ça nous va bien, nous observons un peu puis on se lance sur les rythmes de champeta, musique de la côte mêlant sonorités espagnols, percussion africaine et rythmique latine. C’est typiquement le genre de soirée dont on raffole ! Le réveil est plus difficile le lendemain.

Il y a encore pas mal de choses à faire à Carthagène comme par exemple, la visite du fort San Felipe de Barajas mais c’est bientôt la fin des vacances de nos deux amis et nous partons pour la dernière étape ensemble : le paradisiaque parc Tayrona, destination phare de la côte Caraïbe ! Carthagène possède un centre-ville fortifié parfaitement conservé et entretenu que l’on a adoré visiter cependant pour pleinement en profiter en tant que petit budget il faut être prêt à mettre la main à la poche ou choisir de dormir hors les murs.

L'article vous a plu ? Partagez-le ;)

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *