Arequipa, la ciudad blanca

Il paraît qu’il faut un deuxième visa pour visiter Arequipa tellement l’ambiance diffère du reste du pays. Nous allons vérifier ça mais ce qui est sûr, c’est que le soleil, la chaleur et la gastronomie seront au rendez-vous ! C’est parti pour quelques jours dans la ville blanche.

Mais avant tout voici le sommaire de cet article :

Une recherche de logement difficile

Après une nuit agitée à coup de bébé qui pleure et de virages serrés nous voilà totalement frais pour commencer la journée à Arequipa ! Première mission, trouver un logement dans notre budget…

Astuce transport : Le bus Cusco - Arequipa avec une compagnie locale nous a coûté 25 soles chacun après négociation.

Après deux bonnes heures de recherche et une petite dizaine d’hôtels visités nous en choisissons un à deux blocs de la place centrale avec une vue imprenable sur la ville ! Les prix affichés étaient de 120 soles que nous négocions à 40… Il y a t’il un loup ? Pourtant nous avons une chambre double, avec terrasse et salle de bain privée. Nous comprendrons vite que le souci vient de la rue principale juste en dessous de notre chambre avec option bus et klaxons toutes les deux minutes et travaux dans l’hôtel. Une nuit c’était bien mais nous changerons pour un hôtel plus calme et il faut se l’avouer, un peu plus douillet !

Nous opterons pour l’hôtel El Caminante à deux pas de la place d’armes et du couvent dans une rue sans voiture. Après une longue négociation nous arrivons à obtenir une immense chambre familiale sans salle de bain, literie de dingue et petit déjeuner pour 50 soles au lieu de 75. De plus l’hôtel possède une terrasse panoramique où l’on prend le petit déjeuner et où l’on se posera le soir pour admirer le coucher de soleil sur la ville ! Nous voulions nous reposer ici après Cusco et ses longues randonnées, nous voilà servis, c’est l’hôtel parfait !

Astuce logement : L'hôtel El Caminante est situé dans la rue reliant la place d'armes et le couvent Santa Catalina, annoncée 75 soles, la chambre familiale sans sdb avec petit déjeuner peut être négociée avec beaucoup de patience à 50 soles.

Une magnifique ville coloniale

Après nos recherches, nous partons à la découverte de la « ciudad blanca ». Elle doit son nom, non pas au sillar, une pierre blanche volcanique utilisée pour sa construction, mais au fait qu’elle a longtemps été principalement habité par des immigrants blancs.

En tout cas, après nos premiers pas, on sent tout de suite qu’il fait bon vivre ici et on s’y sent bien. En plus il fait chaud et ça… c’est plus qu’agréable. On ressort les vêtements du Brésil et les tongs après trois semaines de chaussures de randonnée ! Nos pieds respirent enfin.

La ville est magnifique et la place des armes est sûrement l’une des plus belles places que l’on est vu depuis le début du voyage ! Elle est entourée sur trois côtés de belles arches et la basilique trône majestueusement sur le dernier côté.

Le centre historique est entièrement constitué de beaux bâtiments coloniaux parfaitement restaurés avec des cours intérieures magnifiques. Parmis les plus belles cours, on peut citer notamment celles du couvent de la Compania.

Le sillar est une pierre tendre facilement sculptable. Il en résulte des façades d’églises particulièrement travaillées. De plus le soir venu, les bâtiments sont joliment mis en lumière.

Le couvent de Santa Catalina

S’il fallait faire une unique visite culturelle à Arequipa, choisissez les yeux fermés le Couvent de Santa Catalina. Un mot : splendide. Pour reprendre les mots du célèbre architecte portugais Alvaro Siza qui visite le couvent en 1970, « une vraie leçon d’architecture » ! La cerise sur le gâteau est que nous choisissons de le visiter un mardi en fin d’après-midi car ce jour-là, il est ouvert jusqu’à la nuit tombée et il se visite donc à la lueur des bougies.

Astuce visite : Le couvent Santa Catalina se visite tous les jours de la semaine de 9h à 17h pour 40 soles. Cependant le mardi et le mercredi les horaires sont étendus à 20h et c'est à la bougie que l'on explore le couvent.

Pour un peu d’histoire, il s’agit du premier couvent construit par les espagnols au Pérou. Il est commencé en 1570 et il fut ensuite en perpétuel construction. Au fur et à mesure des siècles et des tremblements de terre, il est devenu, avec ses 20 000 m2, le plus grand couvent du continent. À son apogée, il accueillait 500 nones des plus riches familles d’Europe. Coupées du monde, elles vivaient dans un certain luxe avec de vastes habitations et une armée de 300 esclaves à leur service. Aujourd’hui, une quinzaine de nones vivent encore dans une partie modernisée du couvent.

C’est littéralement une ville dans la ville avec des rues et places baptisées des noms de villes espagnoles. Le couvent est entièrement construit en sillar, la fameuse pierre volcanique blanche. Cependant, elle se pare ici de pigments naturels rouges et bleus.

Ces petites ruelles colorées et fleuries dégagent une sensation de sérénité qui se révèle d’autant plus forte lorsque le crépuscule arrive et que les chandelles se mettent à danser. Nous étions tellement sous le charme que nous avons fait trois fois le tour et sommes sortis à la nuit noire.

Des guides peuvent vous accompagner mais nous ne connaissons pas les tarifs, nous avons trouvé que les nombreuses plaques informatives (espagnol, portugais, anglais, français, allemand) disséminées dans le couvent étaient bien suffisantes.

Les quartiers Yanahuara et San Lazaro

Nous décidons de sortir du quartier historique et d’aller explorer le quartier Yanahuara et son mirador. Le lieu est calme et agréable avec ses arches en pierres volcaniques blanches et sa vue dégagée sur la ville et les volcans Misti et Chachani.

Nous flânons quelques heures dans le quartier Yanahuara puis dans San Lazaro constitués de petites rues et de beaux bâtiments. La balade est agréable sous ce ciel sans nuage.

Session gastronomie

Depuis quelques semaines, nous rencontrons de nombreux voyageurs nous vantant la gastronomie d’Arequipa. Déjà que la nourriture péruvienne est très bonne, nous avions hâte de découvrir les plats typiques de la région.

Le marché San Camillo

Nous commençons par les basiques d’une ville péruvienne : aller au Comedor du Mercado central ! Le bâtiment en tant que tel est déjà remarquable. Ici nous mangerons plusieurs plats typiques. Nous commençons par le Lomo Saltado (riz avec un mijoté de viande, d’oignons, de tomates et de patates) qui est un classique péruvien accompagné de son Caldo Blanco (soupe blanche avec de gros légumes, du riz et des morceaux de viande assez proche de notre pot au feu). L’ensemble avec boisson coûte 7 soles. Jusque là nous restons sur des saveurs connus mais toujours savoureuses.

Un deuxième jour nous testerons un plat combo de Rocoto relleno, ceviche et pastel de papas. Il s’agit d’une énorme assiette composée de trois spécialités locales : le ceviche, poisson cru mariné au jus de poissons et citron avec des lamelles d’oignon rouge et des grains de mais soufflés ; le rocoto relleno, sorte de gros poivron piquant fourré à la viande et au fromage puis grillé au four; et le pastel de papas, un gratin de pomme de terre à l’œuf. C’est un délice à petit prix (10 soles) dont la quantité est suffisante pour deux.

Enfin la vrai découverte du Mercado est le « queso helado » qui est la glace vanille coco cannelle d’Arequipa. Nous la dégusterons chez Doña Rosa qui l’exécute de façon traditionnelle. Elle fait tourner une bassine en acier contenant le mélange dans un grand baquet rempli de glace. Au contact de la paroi glacée, la glace prend. La patronne récupère ensuite ces couches de glace et vous remplit une bonne assiette pour la modique somme de 2,5 soles. Son stand est à l’étage dans la section fleur et on y reviendra tous les après-midi, autant dire que l’on a plus qu’apprécié !

La piquanteria Capitana

En venant à Arequipa le plat que l’on voulait à tout prix tester était la « Chupa de camarones », soit la soupe d’écrevisses. En épluchant les blogs de voyageurs on comprend que la meilleure de la ville est dans le restaurant touristique « La nueva palomino » et c’est cher, 55 soles le plat. À tout hasard nous demandons à notre hôte où elle mangerait une bonne soupe d’écrevisses. Elle nous dit bien sûr La nueva palomino aussi bien pour les plats délicieux que pour le service irréprochable. Cependant après réflexion, elle nous indique également l’authentique piquanteria la Capitana, en nous prévenant que la cuisine est excellente mais que ça serait avec les locaux sur de grandes tables et que le service ne serait pas le même ! Au final cette ambiance, nous on préfère, on opte donc pour ce dernier.

A 12h nous sommes devant le restaurant traditionnel dans le quartier Yanahuara et il est déjà bondé de locaux, nous sommes les seuls touristes ! On se trouve une petite place sur une des grandes tables où inconnus partagent ensemble leur repas. Au choix, une courte carte agrafée sur le mur avec les principales spécialités de la région, Elo choisit donc la fameuse « Chupa de camarones » et Micka opte pour le « rocoto relleno », le poivron piquant farci à la viande mijotée accompagné d’un gratin de pommes de terre.

Au fond de la salle on voit la cuisine ouverte avec une armée de cuisinières qui s’affèrent aux fourneaux. Les plats qui passent sont juste énormes et c’est maintenant à notre tour ! La soupe arrive à raz l’assiette et le gratin de pomme de terre est monstrueux. C’est divinement bon et nous savourons chaque bouchée, la cuisine péruvienne est vraiment excellente !

En plus, comme nous sommes excentrés du quartier touristique et qu’il s’agit d’une adresse de locaux, l’addition n’est pas salée, 60 soles pour ces deux énormes et délicieux plats accompagnés d’un litre de chicha, la fameuse boisson de maïs ! Nous sortons en roulant direction l’hôtel pour une petite sieste digestive.

Notre séjour est déjà terminé, mais mieux vaut en partir pas trop tard au risque d’y rester ! C’était la ville parfaite après les nombreux jours de trek faits à Cusco, nous avons pu nous reposer en lézardant au soleil après de délicieux repas. C’est donc rechargés à bloc (et avec quelques kilos en plus) que nous partons pour un trek de 4 jours dans le Canyon de Colca, deuxième canyon le plus profond au monde !

L'article vous a plu ? Partagez-le ;)

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur whatsapp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *